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Nouvelles parutions

Les gardiens de la raison. Enquête sur la désinformation scientifique
Stéphane Foucart, Stéphane Horel, Sylvain Laurens
La Découverte, 2020. Collection : Cahiers libres. 368 p. ISBN 9782348046155
Les années 2000 ont vu déferler les mensonges des industriels du tabac, des énergies fossiles ou des pesticides et leurs études commanditées dissimulant la dangerosité de leurs produits. Explorant les nouvelles frontières du lobbying, cette enquête dévoile les stratégies de manipulation qu’emploient désormais ces « marchands de doute » pour promouvoir leur « bonne » science et s’emparer du marché de l’information scientifique.
Leur cible privilégiée n’est plus seulement le ministre ou le haut fonctionnaire. Aux aguets sur les réseaux sociaux, des agences spécialisées visent le professeur de biologie de collège, blogueur et passeur de science, le citoyen ordinaire, le youtubeur, le micro-influenceur. Instrumentalisés pour propager des contenus dégriffés, les amateurs de science sont transformés en relais zélés des messages de l’industrie et en viennent à se considérer comme des gardiens de la raison.
Parmi ces fact-checkers, vérificateurs d’informations autoproclamés, peu savent qu’ils amplifient des éléments de langage concoctés par des officines de relations publiques. Une poignée d’intellectuels et de scientifiques, en revanche, participe sciemment à la réactualisation, autour de la science, de tout le crédo conservateur. Un projet politique volontiers financé par l’argent des industriels libertariens, et qui porte la marque de leur idéologie anti-environnementaliste et antiféministe.


Introduction aux études sur le genre
Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Anne Revillard
Directeur de collection : Alexandre Dézé, Yohann Aucante
3e Édition. Octobre 2020. De Boeck. 432 pages. ISBN 9782807308169
Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu’elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Le genre est-il une identité ou une contrainte ? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin ?
Il s’agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s’intéressent les études sur le genre, devenues depuis une quarantaine d’années non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d’analyse incontournable en sciences humaines et sociales.
Au-delà de la variété des phénomènes étudiés, l’ouvrage développe plusieurs axes essentiels des études sur le genre : les différences dans les manières de voir, de penser et d’agir entre femmes et hommes sont le résultat d’une construction sociale ; l’analyse ne doit pas se limiter à l’étude « d’un » sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination dont les modalités et l’intensité sont sans cesse reconfigurées ; il doit s’analyser en lien avec les autres rapports de pouvoir qui traversent les sociétés.
Ce manuel propose un panorama clair et synthétique des notions et références essentielles des études sur le genre, en les illustrant par de nombreux exemples concrets.
Pour les étudiant·es, chercheur·es et enseignant·es des 1er et 2e cycles en sociologie, anthropologie, science politique, histoire et philosophie.


50 questions de sociologie
Sous la direction de Serge Paugam
Auteurs du CMH : Lise Bernard, Florence Maillochon et Serge Paugam.
2020. PUF. ISBN 9782130820673
Souvent attaquée ou mal comprise, parfois considérée en crise, la sociologie reste, en ce début du XXIe siècle, une discipline vigoureuse et utile par le regard distancié et critique qu’elle propose de la vie en société. Menant inlassablement la chasse aux préjugés et aux prénotions, les sociologues apportent un supplément salutaire de réflexivité sur le grand théâtre que constitue la vie en société, théâtre dans lequel la salle — le public — et la scène se confondent, car tous les membres en sont pour ainsi dire des acteurs, même si beaucoup l’ignorent. Avec un souci pédagogique et un esprit d’ouverture permanents, cet ouvrage, conçu à l’occasion du dixième anniversaire de la revue Sociologie par les vingt-six membres de son comité de rédaction, mobilise le savoir accumulé depuis la naissance de la discipline pour éclairer cinquante questions majeures qui traversent et interrogent notre société.


America by the Numbers. Quantification, Democracy, and the Birth of National Statistics
Emmanuel Didier
Traduction, version révisée et augmentée de l’original en français
Translated by Priya Vari Sen
Foreword by Theodore M. Porter
Mitpress. 2020. 432 p. ISBN 9780262538374
Summary
How new techniques of quantification shaped the New Deal and American democracy.
When the Great Depression struck, the US government lacked tools to assess the situation ; there was no reliable way to gauge the unemployment rate, the number of unemployed, or how many families had abandoned their farms to become migrants. In America by the Numbers, Emmanuel Didier examines the development in the 1930s of one such tool : representative sampling. Didier describes and analyzes the work of New Deal agricultural economists and statisticians who traveled from farm to farm, in search of information that would be useful for planning by farmers and government agencies. Didier shows that their methods were not just simple enumeration ; these new techniques of quantification shaped the New Deal and American democracy even as the New Deal shaped the evolution of statistical surveys.
Didier explains how statisticians had to become detectives and anthropologists, searching for elements that would help them portray America as a whole. Representative surveys were one of the most effective instruments for their task. He examines pre-Depression survey techniques ; the invention of the random sampling method and the development of the Master Sample ; and the application of random sampling by employment experts to develop the “Trial Census of Unemployment.”


À la gauche du droit. Mobilisations politiques du droit et de la justice en France (1968-1981)
Liora Israël
Paris, EHESS, coll. « En temps et lieux », 2020, 346 p., ISBN : 9782713228476.
À la rencontre de la sociologie et de l’histoire, ce livre montre que la période qui s’étend de Mai 68 à l’arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981 est un moment charnière dans les relations entre droit et politique. Il aborde aussi bien des parcours d’avocats et de magistrats, certains grands procès et l’histoire de la naissance du syndicalisme judiciaire, que les débats sur l’organisation des cabinets d’avocats et les controverses relatives au rôle social des prisons, les mobilisations en faveur des immigrés ou pour la légalisation de l’avortement.
Toutes ces questions, au cœur des réflexions critiques sur le droit comme idéologie au service des intérêts dominants, ont constitué autant de jalons dans la formation d’une "gauche du droit", dont l’héritage continue de marquer la société française contemporaine. En portant l’accent sur le rôle des juristes et de la justice grâce à des entretiens inédits et de nombreuses archives, cet ouvrage renouvelle l’analyse des relations entre droit et mouvements sociaux et met en évidence la manière dont les mobilisations, y compris les plus radicales, révèlent les potentialités politiques du droit.


L’arme du droit
Liora Israël
Nouvelle édition actualisée
2020. Presses de Sciences Po. Paris
L’usage politique du droit s’intensifie et se diversifie, comme le montre cet ouvrage, synthèse des travaux français et internationaux les plus récents. Sans doute doit-il ce regain de faveur à la place grandissante reconnue aux victimes dans l’opinion et la justice, à l’internationalisation de certaines poursuites.
Hier Gisèle Halimi défendant la légalisation de l’avortement, aujourd’hui des ONG intentant un recours contre l’État français pour inaction face au changement climatique : le droit ne fait pas que réguler ou réprimer, dans sa prétendue neutralité, au nom du pouvoir en place. Sous certaines conditions, il est une arme au service de causes.
L’usage politique du droit s’intensifie et se diversifie, comme le montre cet ouvrage, synthèse des travaux français et internationaux les plus récents. Sans doute doit-il ce regain de faveur à la place grandissante reconnue aux victimes dans l’opinion et la justice, à l’internationalisation de certaines poursuites comme on l’a vu dans le cas du génocide des Tutsi au Rwanda, à la médiatisation des procès qui deviennent des arènes publiques. Mais cela reste une arme à double tranchant : la criminalisation des mouvements sociaux et des mobilisations, parfois même des avocats qui les défendent, l’atteste.


Beyond Exception. New Interpretations of the Arabian Peninsula
Ahmed Kanna, Amélie Le Renard, Neha Vora
2020. Cornell University Press. 162 p. ISBN 9781501750304
Over the nearly two decades that they have each been conducting fieldwork in the Arabian Peninsula, Ahmed Kanna, Amélie Le Renard, and Neha Vora have regularly encountered exoticizing and exceptionalist discourses about the region and its people, political systems, and prevalent cultural practices. These persistent encounters became the springboard for this book, a reflection on conducting fieldwork within a "field" that is marked by such representations. The three focus on deconstructing the exceptionalist representations that circulate about the Arabian Peninsula. They analyze what exceptionalism does, how it is used by various people, and how it helps shape power relations in the societies they study. They propose ways that this analysis of exceptionalism provides tools for rethinking the concepts that have become commonplace, structuring narratives and analytical frameworks within fieldwork in and on the Arabian Peninsula. They ask : What would not only Middle East studies, but studies of postcolonial societies and global capitalism in other parts of the world look like if the Arabian Peninsula was central rather than peripheral or exceptional to ongoing sociohistorical processes and representational practices ? The authors explore how the exceptionalizing discourses that permeate Arabian Peninsula studies spring from colonialist discourses still operative in anthropology and sociology more generally, and suggest that de-exceptionalizing the region within their disciplines can offer opportunities for decolonized knowledge production.


Allying beyond Social Divides : Coalitions and Contentious Politics
Edited by Yasmine Berriane and Marie Duboc
London : Routledge Studies in Mediterranean Politics, 2020. 152 p. ISBN 9780367508968
This book offers a fresh look at the role of coalitions in contentious politics in North Africa and the Middle East, based on conceptual reflexions and empirical case studies by researchers who have conducted extensive fieldwork in the region.
Coalitions of actors that have traditionally not been allies have become a key feature of the protest movements that have emerged across North Africa and the Middle East since 2011. But what happens when Islamists ally with Leftists, workers with student unions and young engineers with local tribesmen ? How do coalitions form across ideological, generational, professional, ethnic and class divides ? Are such collaborations transformative ? The authors seek to show that it is important to go beyond analyses that focus mainly on identifying the factors that led to a coalition’s success or failure : coalitions are moments of transformative encounter that can lead to changes affecting relations with political authorities, ideological learnings, repertoires of action and understandings of the notion of right. Instead of analyzing coalitions and social divides as two opposite processes, this book further argues that studying the alliance of social groups goes hand in hand with exploring processes of differentiation that are engineered by both political regimes and social actors.
The chapters in this book were originally published as a special issue of the journal Mediterranean Politics, Vol.24, 2019


Across Anthropology. Troubling Colonial Legacies, Museums, and the Curatorial
Edited by Margareta von Oswald and Jonas Tinius, preface by Arjun Appadurai, and afterword by Roger Sansi
2020. Leuven University Press. 432 p. ISBN 9789461663184
Reframing anthropology : contemporary art, curatorial practice, postcolonial activism, and museums
How can we rethink anthropology beyond itself ? In this book, twenty-one artists, anthropologists, and curators grapple with how anthropology has been formulated, thought, and practised ‘elsewhere’ and ‘otherwise’. They do so by unfolding ethnographic case studies from Belgium, France, Germany, Italy, the Netherlands, and Poland – and through conversations that expand these geographies and genealogies of contemporary exhibition-making. This collection considers where and how anthropology is troubled, mobilised, and rendered meaningful.
Across Anthropology charts new ground by analysing the convergences of museums, curatorial practice, and Europe’s reckoning with its colonial legacies. Situated amid resurgent debates on nationalism and identity politics, this book addresses scholars and practitioners in fields spanning the arts, social sciences, humanities, and curatorial studies.


Le sens du juste. Enquête sur les représentations de la justice sociale
Michel Forsé, Maxime Parodi
2020. Paris, Editions Hermann, 330 p.
Ce livre met empiriquement à l’épreuve l’hypothèse de John Rawls selon laquelle, dans nos sociétés modernes, chaque individu est doté d’un sens de la justice sociale, c’est-à-dire qu’il a « le désir efficace d’appliquer les principes de justice et d’agir selon eux ». Il démontre, en prenant appui sur de très nombreux cas étudiés grâce à des sondages représentatifs, que ce sens du juste est effectivement à l’œuvre dans des sociétés contemporaines, dont la France. Or, si l’on n’en tient pas compte, les pratiques ou les opinions des citoyens ne sont que très partiellement explicables. Qui plus est, en ignorant cette composante morale essentielle, nous sommes dans l’incapacité de comprendre ce qui fait réellement le ciment des sociétés libérales et démocratiques.


Quand les cantines se mettent à table  : commensalité et identité sociale
Comoretto Géraldine, Lhuissier Anne et Maurice Aurélie (eds.)
2020. Éditions Quae et Educagri, Collection : Sciences en partage. 160 p. ISBN 9782759231140
Face aux millions de repas servis quotidiennement en France, la restauration collective est aujourd’hui mise au défi de répondre à des enjeux de natures différentes : nutritionnels, environnementaux,sanitaires, économiques, sociaux et éducatifs. Si les établissements sont tous concernés par ces enjeux de société, ils ne se distinguent pas moins par des différences abyssales en matière de financement et d’intérêt politique, entre repas des enfants, des actifs et des personnes en institution (maisons de retraite, Ehpad mais aussi prison, hôpital ou centre d’hébergement d’urgence...). À l’inverse, tous doivent répondre à la double contrainte d’une gestion collective qui essaie de s’adapter à des goûts et des spécificités individuels (handicaps, régime alimentaire…). Présentant les résultats d’un ensemble d’enquêtes empiriques, cet ouvrage met l’accent sur une dimension rarement étudiée des repas pris en collectivité, et pourtant fondamentale : leur fonction sociale. Il met en évidence l’expérience commune de ces repas partagés dans les constructions identitaires, quel que soit l’âge ou l’origine des convives, par exemple dans la formation de l’identité sexuée pour les enfants ou l’identité nationale pour des salariés immigrés. Ces identités se forgent tant dans les interactions entre convives, qu’entre convives et professionnels de la restauration collective, que le regard ethnographique permet ici de décrypter.


Etre comme tout le monde. Employées et ouvriers dans la France contemporaine
Sous la direction de Olivier Masclet, Thomas Amossé, Lise Bernard, Marie Cartier, Marie-Hélène Lechien, Olivier Schwartz et Yasmine Siblot.
2020. Raisons d’agir, "Cours et travaux". 480 pages. ISBN 9791097084066
Il est question dans ce livre de ces femmes et de ces hommes, employées ou ouvriers, qui vivent des revenus de leur travail et s’efforcent de « s’en sortir » par eux-mêmes. Ces travailleurs représentent, aujourd’hui encore, un groupe social stable et important. Beaucoup plus qu’autrefois, ils entrent en interaction directe avec les membres des classes moyennes et supérieures, comme clients ou professionnels de services (garde d’enfants, santé, éducation, commerce, sécurité, transports publics, etc.). Par leurs aspirations, leur fréquentation plus longue du système scolaire, leur accès à la consommation, ils se rapprochent des catégories moyennes ; en même temps, ils demeurent éloignés du capital culturel, leurs ressources économiques restent incertaines et leur travail, peu payé et peu considéré, est toujours subalterne.
Par des portraits de couples et de familles, résidant dans des espaces aussi bien ruraux qu’urbains, de générations et d’âges différents, ce livre éclaire ce que signifie « s’en sortir » ou plus exactement « s’en sortir à peu près » dans la société française actuelle. À rebours des discours convenus sur la « France périphérique » ou sur le « déclassement des classes moyennes », il donne à voir les conditions d’existence de ces classes populaires, stables mais fragiles, leurs pratiques à la fois publiques (travail, sociabilités, engagements bénévoles, rapport à la politique et aux institutions) et privées (économie domestique, rapports de genre et entre générations, loisirs individuels et « temps pour soi »).
Cette série de 21 portraits montre comment ces femmes et ces hommes travaillent à « être comme tout le monde », c’est-à-dire à éviter la relégation parmi les « assistés » et à s’affirmer comme membres à part entière de ce que Robert Castel appelait la « société des semblables ». Elle fait comprendre leurs aspirations autant que leurs déceptions et leurs griefs, la manière dont ils s’efforcent de jouer le jeu d’un ordre social qui pourtant leur fait peu crédit.


Genre et féminismes au Moyen-Orient et au Maghreb
Abir Kréfa, Amélie Le Renard
Éditions Amsterdam. 2020. 184 p. ISBN 9782354802059
D’après le stéréotype, les femmes vivant au Maghreb et au Moyen-Orient sont opprimées par une religion patriarcale et des traditions ancestrales. Ce petit livre donne à voir une réalité, ou, plutôt, des réalités différentes.
Loin d’être un tabou, les droits et modes de vie des femmes constituent dans cette région une question centrale depuis le XIXe siècle, où, dans des situations de domination coloniale ou impériale, de multiples formes de prédation économique, d’exploitation et de guerre ont bouleversé les rapports de genre. L’ouvrage analyse les résistances opposées par ces femmes, qu’elles soient rurales ou urbaines, des classes populaires ou lettrées. Il met en lumière leurs usages diversifiés de l’islam, mais aussi leurs mobilisations pour l’emploi, contre les colonialismes, les guerres et les occupations – ou, plus récemment, à la faveur des révolutions, les luttes contre le racisme et l’oppression des minorités sexuelles et de genre. Encastrés dans des histoires politiques, sociales et économiques singulières, les transformations et mouvements liés aux rapports de genre représentent un enjeu essentiel pour le Maghreb et le Moyen-Orient du XXIe siècle.
Abir Kréfa est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Lyon 2. Elle a publié Écrits, genre et autorités. Enquête en Tunisie (ENS Éditions, 2019).
Amélie Le Renard est chargée de recherches au CNRS. Elle est notamment l’autrice du Privilège occidental. Travail, intimité et hiérarchies postcoloniales à Dubaï (Presses de Sciences Po, 2019).


Philanthropes en 1900. Londres, New York, Paris, Genève
Sous la direction de Christian Topalov
2020. Créaphis Editions, 650 p. ISBN 978-2-35428-137-3
La philanthropie est à la mode. Depuis qu’a été entrepris le démantèlement de l’État social, on attend des philanthropes qu’ils prennent le relais – bénévoles des ONG ou grandes fortunes du mécénat. Mais ce n’est pas la seule raison de s’intéresser à leur histoire : son étude renouvelle bien des perspectives en matière d’histoire politique et sociale des classes privilégiées.
À l’aube du xxe siècle, les grands pays industriels ont connu un « printemps de la charité » : les œuvres d’intervention de terrain se multipliaient, les sociétés réformatrices étendaient leur champ d’action, les églises, les municipalités et les initiatives privées séculières développaient une vigoureuse émulation. L’avenir était ouvert et ces différents acteurs pouvaient l’envisager chacun à sa manière : les bifurcations des chemins nationaux en matière de politiques sociales étaient encore indécises.
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