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Accueil > Activités scientifiques > Activités scientifiques antérieures > Soutenances de thèses 2015

Marine Dhermy-Mairal

Les sciences sociales et l’action au Bureau international du travail (1920-1939)
Jeudi 19 novembre, 14h
Lieu : Institut National d’Etudes Démographiques, salle Sauvy, 133 bd Davout, 75020 Paris

Jury
Eric Brian, directeur de la thèse (Directeur d’études, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales)
Florence Weber, présidente du jury (Professeur des Universités, Ecole Normale Supérieure de Paris)
Martine Kaluszynski, rapporteur (Directrice de recherche, CNRS, Institut d’Etudes Politiques de Grenoble)
Philippe Steiner, rapporteur (Professeur des Universités, Université Paris-Sorbonne)

Résumé
Cette recherche doctorale porte sur l’histoire des pratiques scientifiques du Bureau international du travail de Genève entre 1920 et 1939. Celles-ci sont appréhendées comme un moment de rencontre entre deux types de préoccupations, scientifique et politique, visant à faire advenir une morale internationale fondée sur la science sociale. En posant le cadre général des recherches de l’organisation, assorti d’une description des trajectoires et d’une analyse des discours des fonctionnaires chargés de les mettre en œuvre, cette thèse explore l’usage qui est fait de la science et de la scientificité au BIT. Cette œuvre positiviste est ensuite scrutée de l’intérieur par une étude de la méthodologie d’une enquête particulière, l’Enquête sur la production, et aux marges par la contribution des acteurs de sciences sociales régulièrement mobilisés par le directeur de l’organisation. C’est dans le cadre d’une histoire des sciences sociales et des statistiques que ces activités sont inscrites, avec une focale particulière sur les sciences sociales durkheimiennes, dont la présence est ici questionnée. L’apport propre de quatre disciples d’Emile Durkheim au travail scientifique du Bureau international du travail est étudié, dans une attention constante à leur production intellectuelle et à la forme de leur engagement. Inversement, notre travail s’intéresse à l’appropriation, par ces durkheimiens, de la finalité morale de l’organisation internationale, comme partie intégrante de leur œuvre scientifique. Ce moment particulier d’interaction entre la science et l’action nous permet de faire tenir en un seul récit une histoire des pratiques administratives du Bureau international du travail et une histoire des sciences sociales de l’entre-deux-guerres.

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