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Soutenance de thèse de Linda Haapajärvi

Mardi 19 juin 2018, 14h
Lieu
 : EHESS, en salle 1 du 105 boulevard Raspail, 75006 Paris.
Le passage à la citoyenneté. Analyse comparée des politiques d’intégration des femmes migrantes en France et en Finlande
Le jury est composé de :
Camille Hamidi, maitre de conférences, Université Lumière Lyon 2, examinatrice
Eeva Luhtakallio, assistant professor, Université de Tampere, rapportrice
Claude Martin, directeur de recherche, CNRS, rapporteur
Sylvie Mazzella, directrice de recherche, CNRS, examinatrice
Serge Paugam, directeur d’études à l’EHESS, directeur
Florence Weber, professeure, Ecole normale supérieure, examinatrice
Résumé :
Le passage à la citoyenneté. Analyse comparée des politiques d’intégration des femmes migrantes en France et en Finlande
La mise en pratique des politiques d’intégration des femmes migrantes est un objet d’études dont les sciences sociales s’emparent peu. La majorité des recherches, surtout comparées, sur les politiques d’intégration des immigrés ont procédé par des analyses normatives et discursives, et cela à l’échelle nationale. Cette recherche s’efforce de compléter les savoirs antérieurs à partir de résultats tirés d’une enquête de terrain réalisée au sein de deux maisons de quartier, des institutions sociopolitiques chargées des politiques sociales participatives, une à Paris et une autre à Helsinki. De cette façon, elle confronte les discours officiels sur l’intégration des femmes migrantes à la réalité du terrain, aux contextes, aux acteurs et aux pratiques situées. Elle montre que bien que les politiques françaises et finlandaises soient fondées sur des objectifs similaires — faire passer les femmes migrantes de leur situation de marginalité à une citoyenneté complète — les dispositifs locaux et les pratiques ordinaires varient considérablement. Pour analyser la pratique ordinaire des politiques d’intégration, cette thèse développe la notion de travail d’attachement dont le but est le tissage d’un lien de citoyenneté plus fort chez les femmes migrantes. Elle porte donc sur les interactions à travers lesquelles ce lien est formé. Elle interroge d’un côté les rituels d’attachement par lesquels les agents des maisons de quartier aspirent à l’intégration des femmes migrantes et d’un autre côté les tactiques d’attachement que les femmes migrantes déploient au sein des maisons de quartier afin de poursuivre l’intégration telle qu’elles la comprennent. Si la comparaison franco-finlandaise permet de mettre en évidence des mécanismes généraux du travail d’attachement, elle nuance aussi l’analyse de la citoyenneté féminine en montrant que cette dernière est solidifiée plutôt selon les logiques de l’éthique de care en Finlande et selon celles de l’éthique de la justice en France. De façon plus générale, cette thèse étudie les pratiques du travail social qui visent le renforcement de l’attachement des populations marginalisées à l’ensemble de la société, pratiques davantage tournées aujourd’hui vers la production de l’expérience émotionnelle de l’égalité citoyenne.

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