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Pochic Sophie

Directrice de recherche, CNRS
Discipline : Sociologie et Etudes de genre
Rattachée à titre principal à l’axe "GCR"
Page personnelle

Adresse professionnelle :
ENS - Campus Jourdan
Bâtiment Oïkos - bureau R4-28
48 boulevard Jourdan
75014 Paris
+33 (0)1 80 52 14 18
mail : sophie.pochic@ens.fr

THÈMES DE RECHERCHE

Sophie Pochic est sociologue du travail et du genre, directrice de recherche au CNRS. Elle a rejoint le CNRS en 2002, le Centre Maurice Halbwachs en 2006 et a été responsable de l’équipe PRO - Professions, Réseaux, Organisations de 2011 à 2017. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Travail, Genre et Sociétés et du comité scientifique du réseau MAGE, réseau investi dans le transfert des savoirs académiques des études genre et travail vers la société civile. Elle siège comme experte qualifiée au CSEP, le Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle, depuis 2016.

Elle a commencé ses recherches en sociologie de l’emploi, dans une thèse de doctorat sur les cadres à l’épreuve de l’employabilité, encadrée par Paul Bouffartigue au LEST (Université d’Aix-Marseille, 1996-2001). Elle y étudiait comment le chômage des cadres a déstabilisé les discours sur cette catégorie dans les années 1990, les conditions d’appropriation de la figure du « cadre nomade », caractéristique du nouvel esprit du capitalisme, ainsi que l’expérience de la perte d’emploi au prisme du genre. Cette thèse s’inscrivait dans les réflexions collectives du GDR Cadres, publiées dans l’ouvrage Cadres, classes moyennes, vers l’éclatement ?, en 2011.

Elle développe depuis 2002 des recherches sur genre, travail et organisations, avec des enquêtes sur les mécanismes de (re)production du « plafond de verre » dans les grandes entreprises, dans les syndicats et plus récemment dans la fonction publique. Sophie Pochic s’est intéressée à la manière dont les restructurations des organisations et les politiques d’égalité/diversité peuvent accroitre les inégalités entre femmes, avec le risque d’une « égalité élitiste » et recomposent les masculinités et féminités au travail (objet de son HDR soutenue en 2017 à Sciences Po). Dans une approche sociétale genrée, elle a réalisé avec Cécile Guillaume une comparaison européenne qualitative sur la place des femmes dans les syndicats, en France, en Angleterre et en Hongrie, soutenue par le FSE (2005-2008). En collaboration avec une équipe dirigée par Catherine Marry, en partenariat avec la DGAFP, elle a aussi exploré le plafond de verre et l’Etat, avec une attention aux variations sociales (entre haut.e.s fonctionnaires) et organisationnelles (entre ministères, plus ou moins féminisés).

Un autre pan de ses recherches porte sur les dispositifs visant à dénoncer/réduire/prévenir les discriminations au travail. Elle a ainsi été membre du groupe de recherche sur "Droit, mobilisations, discriminations", coordonné par Liora Israël, dans le cadre du programme Emergence(s) de la ville de Paris (2012-2016). Elle a coordonné un programme pluridisciplinaire sur les "Enjeux et usages de la mesure des inégalités femmes-hommes au travail", au croisement de la sociologie du genre et de la sociologie de la quantification, au sein du réseau NetWORK de Hesam (2014-2015). Elle a participé à une enquête collective sur la discrimination syndicale et la reconnaissance des parcours syndicaux, dirigée par Cécile Guillaume (IRES, 2014-2015). Elle a enfin coordonné une enquête collective, en partenariat avec la Dares-Ministère du travail, sur ce produit la négociation d’entreprise en matière d’égalité femmes-hommes, sous menace de sanctions depuis 2012 : "L’égalité professionnelle est-elle négociable ?".

En matière d’enseignements, elle participe à l’équipe pédagogique du Master ‘Genre, Politique et Sexualité’ de l’EHESS. En 2018-2019, elle propose deux séminaires : Genre et travail, pratiques et politiques (avec Geneviève Pruvost, à l’EHESS) et Sciences sociales du travail (avec Claude Didry et Jérome Deauvieau, à l’ENS).

PUBLICATIONS
Ouvrages et rapports
— La fin des discriminations syndicales ? Luttes judiciaires et pratiques négociées, Paris, Editions du Croquant, collection SocioPo, 2019 [avec V-A. Chappe, J-M. Denis et C. Guillaume].
— L’égalité professionnelle est-elle négociable ? Enquête sur la qualité et la mise en œuvre d’accords et de plans égalité femmes-hommes élaborés en 2014-2015, Documents d’étude DARES, n°131 et 132, 2019 [avec V-A. Chappe, M. Charpenel, H. Demilly, S. Milner et M. Rabier].
— Le plafond de verre et l’Etat. La construction des inégalités de genre dans la fonction publique, Paris, Armand Colin, 2017 [avec C. Marry, L. Bereni, A. Jacquemart et A. Revillard].
— Fragilisation ou renforcement des plafonds de verre dans les restructurations ?, Rapport Dares, 2011 [avec C. Guillaume].
— Cadres, classes moyennes, vers l’éclatement ?, Paris, Armand Colin, 2011 [avec P. Bouffartigue et C. Gadea].
— L’honneur des cadres à l’épreuve du chômage, Rapport IRES, 2000.

Direction de dossiers spéciaux
— Dossier spécial « Gender pay gaps », Gender, Work & Organization , vol. 25, n°5, 2019 [avec S. Milner, A. Scheele et S. Williamson].
— Dossier spécial « Une crise sans précédent ? Expériences et contestations des restructurations (II) », Travail et Emploi, n°138, 2014 [avec A. Bory].
— Dossier spécial « Une crise sans précédent ? Expériences et contestations des restructurations (I) », Travail et Emploi, n°137, 2014 [avec A. Bory].
— Dossier spécial « Genre, féminisme et syndicalisme », Travail, Genre et Sociétés, n°30, 2013 [avec C. Guillaume et R. Silvera].

Conférences vidéo ou podcast audio (sélection)
— Je travaille donc je suis. Perspectives féministes, FPP, Les Oreilles Loin du Front, juin 2018
— Egalité élitiste et féminisme de marché, Congrès de l’AFS, juillet 2017
— Le plafond de verre et l’Etat, FPP, Les Oreilles Loin du Front, janvier 2017.
— Quand l’égalité change de camp, ARDIS, Conférence Agir pour l’égalité, juin 2015.
— Expériences et contestations des restructurations, FPP, Les Oreilles Loin du Front, janvier 2015.
— Que sont et que font les cadres aujourd’hui ?, Institut Tribune Socialiste, avril 2017.
— Cadres, classes moyennes, vers l’éclatement ?, France Culture, A plus d’un titre, février 2011.

Doctorant.e.s

2009

2008


  • Guillaume, C., & Pochic, S. (2008). Un engagement incongru ? Les cadres et le syndicalisme, l’exemple de la CFDT. Revue Française De Science Politique, 59(3), 535-568. Consulté de http://www.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2009-3-page-535.htm
    Résumé : L'engagement syndical des cadres est loin d'etre une evidence. L'heterogeneite et l'individualisation de leur position professionnelle ainsi que l'offre d'engagement proposee par les organisations syndicales rendent difficile le choix du syndicalisme comme support d'un engagement militant. Pourtant, un certain nombre de cadres, plus diplomes que leurs aines et travaillant souvent dans le prive, s'engagent intensement a la CFDT. Le sens de cet engagement incongru est lie a l'experience d'une situation professionnelle vecue comme insupportable ou problematique au regard des valeurs morales personnelles. En ce sens, il s'agit bien souvent d'une forme de rebellion individuelle, dans un contexte de destructuration des cadres collectifs de la relation d'emploi, de degradation des conditions de travail et de deploiement de logiques manageriales motivees par des preoccupations financieres. Le prolongement de cet investissement dans une forme durable d'engagement syndical pose neanmoins des difficultes patentes. Si l'alternance avec la vie professionnelle est une solution envisageable pour les militants du public, le maintien dans la duree de l'action syndicale s'avere quasiment incompatible avec la poursuite d'une carriere professionnelle pour les militants du prive, moins pour les risques de repression syndicale que pour les enjeux de reconversion qu'il souleve. ER - End of Reference
  • Pochic, S., & Guillaume, C. (2008). Les attendus implicites de la carrière : usages et mis en forme de la vie privée. Le cas d’une grande entreprise française. Dans Politiques De L'intime - Des Utopies D’Hier Aux Mondes Du Travail D’Aujourd’Hui (La Découverte., p. 145-167). Berrebi-Hoffmann I. (dir.).

2007


  • Guillaume, C., & Pochic, S. (2007). La fabrication organisationnelle des dirigeants. Travail, Genre Et Sociétés, (17), 79-103. Consulté de http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=TGS_017_0079

  • Guillaume, C., & Pochic, S. (2007). What would you sacrifice? Access to top management and the work/life balance. Gender, Work And Organization, 16(1), 14-36. Consulté de http://www.blackwell-synergy.com/doi/abs/10.1111/j.1468-0432.2007.00354.x
    Résumé : This paper is based on a current research, combining quantitative – HR figures and statistics – and qualitative data (60 interviews with career managers, top managers and high-potential talents, men and women), conducted in a major French utility company on the subject of diversity and more specifically on the issue of women’s access to top management positions. The main purpose of this research is to understand the difficulties women may encounter in the course of their occupational career, linked to organisational aspects, including the « glass ceiling » processes, informal norms related to management positions (such as time and mobility constraints), and social and cultural representations attached to leadership. The other perspective of this research will focus on the different strategies women and men build to either conform to the organisational norms or bypass them. The issue of work-life balance will therefore be addressed both from a corporate/organisational stand point and also an individual and family perspective. ER - End of Reference

  • Pochic, S. (2007). Regards croisés sur le travail des experts. Dans Etre Cadre, Quel Travail ? (Editions de l’ANACT., p. 262-273). Livian Y-F. (dir.). Consulté de http://www.anact.fr/portal/page/portal/web/publications/NOTINMENU_affichage_document?p_thingIdToShow=201548

2006

2005

2004

2003

2001

  • Bouffartigue, P., & Pochic, S. (2001). Cadres nomades : mythe et réalités. A propos des recompositions des marchés du travail des cadres. Sociologia Del Lavoro, (85), 96-106.

  • Pochic, S. (2001). La menace du déclassement. Réflexions sur la genèse et l'évolution des projets professionnels. Revue De L'ires, (1), 61-88. Consulté de http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/54/17/77/PDF/Pochic_IRES_2001.pdf
    Résumé : Les types d'emplois recherches par les chomeurs, et leur resistance au declassement (statutaire ou salarial) sont des notions centrales dans les theories neo-classiques du marche du travail, notamment pour expliquer le chomage de longue duree. Or ces variables subjectives font rarement l'objet d'etudes empiriques, et encore moins a partir de methodes croisant donnees qualitatives et quantitatives. Cet article vise justement a tester la resistance au declassement des cadres au chomage, et ainsi tester la theorie de la "logique de l'honneur" a la française. Un echantillon longitudinal quantitatif extrait de l'enquete Emploi permet de montrer le faible impact relatif du projet sur le retour a l'emploi par rapport aux variables objectives classiques (duree de chomage, age, sexe, diplome) liees aux pratiques de recrutement. Des recits de recherche d'emploi permettent ensuite de rentrer dans la « boite noire » des projets de maniere plus approfondie. Les projets sont souvent pluriels, evolutifs en fonction de la duree, des opportunites et de la maniere d'interpreter cette epreuve du chomage. La sociologie doit prendre les projets professionnels des chomeurs comme objet, afin de montrer que leur genese et leur evolution ne dependent pas uniquement de facteurs psychologiques ou economiques. ER - End of Reference

  • Pochic, S. (2001). Le rapport au temps des cadres au chômage. Dans Temps De Travail Et Temps Libre (De Boeck Supérieur., p. 297-308). Durand P., Pichon A. (dir.). Consulté de http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=DBU_DURAN_2001_01_0287

  • Pochic, S. (2001, décembre 22). Les cadres à l'épreuve de l'employabilité. Le chômage des cadres dans les années 1990 en France (phdthesis). Aix-Marseille Université. Consulté de https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00797059/document

  • Pochic, S. (2001). Le chômage des cadres dans les années 1990 : quelles déstabilisations ? Dans Cadres. La Grande Rupture (La Découverte., p. 189-206). Paul Bouffartigue (dir.),. Consulté de http://www.cairn.info/cadres-la-grande-rupture--9782707134721-p-189.htm
    Résumé : Si le chomage des cadres s'est sensiblement accru au debut des annees 1990, avec une croissance superieure a celle des ouvriers, il est toujours reste sensiblement inferieur a celui des autres categories salariees. Or il a fait l'objet d'une dramatisation dans les discours sociaux et a provoque la diffusion d'un sentiment de vulnerabilite au sein du groupe, semblant aller bien au-dela de sa probabilite objective. De façon significative, apres les annees 80 symbolisees par le « _place_holder;jeune cadre dynamique _place_holder;», la figure du « _place_holder;cadre au chomage _place_holder;» est presente dans la galerie de portraits de « _place_holder;la misere du monde _place_holder;» des annees 90 (Pinto, 1995). A l'heure ou il recule de nouveau, comment interpreter ces phenomenes _place_holder;? Quelle est la part prise par l'experience du chomage dans les transformations de la relation d'emploi des cadres _place_holder;? Assiste-t-on a la « _place_holder;destabilisation des stables _place_holder;» (Castel, 1995), symbole de la crise de la societe salariale ? L'echo qu'a connu le chomage des cadres dans les annees 1990 renvoie a deux grands processus. Le premier est l'ebranlement d'un ensemble de representations sociales legitimant le chomage par le defaut de qualification, de diplome et l'associant a la pauvrete. Destabilisation aussi de la representation de la societe salariale, dans lequel le statut de cadre demeurait l'horizon promotionnel du salariat. Le second est la reactivation a une echelle nouvelle des difficultes des fins de carriere, notamment pour les cadres promus. Si le chomage des annees 1990 devait laisser des traces durables dans la relation d'emploi des cadres, ce n'est pas parce qu'il aurait provoque une precarisation et/ou une banalisation de ce groupe social, encore relativement protege. Par contre, il a participe de l'accentuation de ses differenciations internes (notamment selon l'age et le diplome initial) et de l'inculcation de nouvelles normes d'emploi, avec une socialisation des jeunes diplomes et des cadres chomeurs a la figure du "cadre nomade" et a de nouvelles normes d'emploi typiques du "nouvel esprit du capitalisme". _place_holder; ER - End of Reference

2000

1999

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