Nos tutelles

CNRS ENS EHESS

Sur les réseaux sociaux

Rechercher




Accueil > Publications > Ouvrages

Ouvrages 2010

Géraldine Bloy, François-Xavier Schweyer (dir.)
Singuliers généralistes. Sociologie de la médecine générale.
Préface de Claudine Herzlich
Presses de l’EHESP, 2010, 423 p. ISBN 978-2-8109-0021-3
Chacun de nous connaît un médecin généraliste, en qui il peut trouver un interlocuteur privilégié pour ses soucis de santé. En tant que groupe professionnel pourtant, les généralistes ont longtemps été peu considérés dans notre système de soins et restent méconnus :que sait-on des façons d’être généraliste ? de l’évolution de la profession ? Souvent passionnés par leur métier vécu comme un engagement personnel, les médecins généralistes sont-ils satisfaits de leurs conditions de travail et de leur place dans la société ? À partir d’enquêtes récentes, des sociologues expliquent ce que sont et font les généralistes dans leur cabinet, ils analysent les "flous du métier" et la place du généraliste dans un système de santé en transformation. Écrits dans un style accessible, ces travaux éclairent les dynamiques et les réformes d’une médecine générale aujourd’hui placée au cœur de l’actualité.
Géraldine Bloy est maître de conférences en sociologie à l’université de Bourgogne, LEG, UMR CNRS 5118.
François-Xavier Schweyer est professeur à l’EHESP et chercheur à l’ERIS, Centre Maurice Halbwachs, UMR 8097 CNRS-EHESS-ENS.


Réjane Senac-Slawinski
Femmes-Hommes. Des inégalités à l’égalité ?
Edition de la Documentation française, 2010.
Depuis les années 1980, le défi des différent-e-s actrices et acteurs de l’égalité entre les femmes et les hommes est d’incarner dans les faits l’égalité juridique entre les sexes, en s’attaquant aux discriminations par des politiques dites d’égalité. Car, dans les entreprises, à l’école, dans le monde politique, dans la vie privée, un hiatus existe toujours entre l’égalité de droit et les inégalités qui subsistent en grand nombre dans la réalité.
Après avoir explicité les mots à travers lesquels sont pensées les différences entre les sexes, ce dossier examine les réponses apportées par les différent-e-s actrices et acteurs sociaux, institutionnels, politiques, professionnels ou associatifs. Il se termine sur l’évocation d’un horizon d’égalité qui rendrait les femmes et les hommes non pas identiques, mais indifférents à leur différence, au sens où elle serait inopérante à créer de l’inégalité sociale et politique.


Michel Forsé et Maxime Parodi
Une théorie empirique de la justice sociale
Editions Hermann, Collection « Société et pensées », 2010.
Dans une société moderne, le juste prévaut sur le bien et se fonde sur le principe d’accord unanime entendu comme idéal régulateur. Cette fondation étant purement formelle, il reste impératif de recourir à un matériau empirique pour lui donner corps. La théorie empirique de la justice sociale proposée dans ce livre se présente ainsi comme le fruit d’un équilibre réfléchi entre d’un côté les jugements bien pesés que l’on repère empiriquement au sein du débat public et de l’autre, les justifications théoriques, souvent traitées par des philosophes et qui découlent de ce fondement.
De nombreux sondages représentatifs, effectués dans différents pays développés, sont analysés pour établir le bien-fondé de cette approche. Ils montrent que les enquêtés mobilisent des principes de justice compatibles avec l’horizon de l’accord unanime, les hiérarchisant selon certaines priorités, et composent entre différentes exigences, comme la reconnaissance des mérites individuels ou la réduction des inégalités économiques, pour juger de la justice ou de l’injustice de leur propre situation comme de celle de leur société. En cherchant à raisonner en se mettant à la place de tout autre, ils privilégient le raisonnable, c’est-à-dire le respect des raisons des autres même lorsqu’ils défendent des valeurs différentes.
L’Académie des Sciences Morales et Poltiques a décerné le Prix Joseph Saillet à cet ouvrage.


Véronique Guienne
Sauver, laisser mourir, faire mourir
Presses Universitaire de Rennes, 2010.
Ce livre présente une recherche sur les dilemmes moraux des professionnels de santé hospitaliers dans des situations difficiles. Grâce aux témoignages, il permet au lecteur de connaitre ce qu’est la confrontation quotidienne à la mort et les choix des équipes soignantes. Comment se prennent les décisions médicales en « fin de vie » ? Quelles normes et quelles valeurs structurent ces choix ? Jusqu’où les lois récentes sur le consentement éclairé font-elles du « patient » le décideur de sa mort et non les médecins ? L’ensemble de l’enquête met en discussion la meilleure prise en compte des intentions, pour des décisions plus démocratiques en matière de santé, de vie et de mort.


Christian Topalov
L’aventure des mots de la ville
Sous la direction de Christian Topalov, Laurent Coudroy de Lille, Jean-Charles Depaule et Brigitte Marin.
Edition Robert Laffont, 2010.
Ce livre raconte l’aventure des mots qui permettent aux hommes - de Rio ou du Caire, de Londres ou de Naples, de Paris ou de Marseille - de parler dans leur ville et de leur ville pour la raconter, mais aussi pour la transformer.
Ce gros livre n’est pas tant un dictionnaire qu’un guide de voyage, une invitation à de multiples cheminements dans les villes et dans les mots, dans le temps, les langues, les sociétés urbaines.
Il est constitué de quelque 260 articles écrits par 161 auteurs, qui étudient les mots à l’aide desquels on parle aujourd’hui des villes dans sept langues européennes – l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le français, l’italien, le portugais, le russe – et, en outre, l’arabe, langue d’un monde dont les interactions avec l’Europe ont toujours été intenses. Des variantes américaines de ces lexiques sont aussi étudiées.
Nous racontons dans ce livre les aventures des mots : « cité » et « città », « plaza » et « square », « prospect » et « boulevard », « funduq » et « jardim », « banlieue » et « suburb ». Ils voyagent dans le temps en changeant de sens sans changer d’aspect, et ces changements font partie de l’histoire sociale des villes, qu’ils permettent d’observer de façon originale. Ils voyagent aussi dans l’espace, parfois d’une langue à l’autre, ils font des allers et des retours. Les recherches érudites qui permettent de reconstituer ces histoires sont pleines de découvertes surprenantes, parfois désopilantes : ceux qui utilisent les mots, et ainsi les recréent sans cesse, se jouent des héritages, des concepts, des étymologies. N’attendez pas ici des définitions justes, encore moins une étude des jargons de spécialistes : ce qui nous intéresse, c’est la façon dont sont effectivement utilisés les mots de tous les jours. Ceux qui permettent aux gens – de Rio ou du Caire, de Londres ou de Naples, de Paris ou de Marseille – de parler dans leur ville et de leur ville – pour la dire, mais aussi pour la changer.
L’ouvrage a été préparé sous la direction d’un sociologue (Christian Topalov, CNRS et EHESS), d’un géographe (Laurent Coudroy de Lille, Université de Paris Val de Marne), d’un anthropologue urbain (Jean-Charles Depaule, CNRS) et d’une historienne (Brigitte Marin, Université de Provence).