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Nouvelles parutions


Jérôme Deauvieau - Jean-Pierre Terrail
Les sociologues, l’école et la transmission des savoirs
2017, La Dispute, Collection "L’enjeu scolaire", 329 pages
La sociologie de la transmission des savoirs a produit des œuvres fortes mais ponctuelles, qui n’ont jamais donné naissance à une tradition de recherche continue et cumulative. On n’avait jamais cherché jusqu’ici à en proposer une vision d’ensemble.
Les deux premières parties de l’ouvrage présentent huit contributions de chercheurs anglais et français. Si la liste des auteurs retenus ne prétend pas à l’exhaustivité, l’importance scientifique et la représentativité de ceux qui figurent dans ce recueil est peu contestable : Basil Bernstein, Michael F. D. Young, Nell Keddie, Pierre Bourdieu, Viviane Isambert-Jamati, Lucie Tanguy, Bernard Lahire, Elisabeth Bautier et Jean-Yves Rochex. La troisième partie consacre à ces auteurs des notices biographiques conçues comme autant de coups de projecteur sur l’histoire de la sociologie de la transmission des savoirs. Complété par une liste de références bibliographiques, cet ouvrage a d’abord été publié en 2007.
Une décennie plus tard, les raisons de l’entreprise perdurent, et appelaient une réédition. Comprendre comment les apprentissages scolaires en viennent à échouer est une exigence qui s’impose plus que jamais. La vitalité d’une discipline de recherche qui interroge dans leur réalité la plus factuelle les pratiques de transmission et les processus d’apprentissage, aux côtés de celles qui s’orientent principalement vers l’édiction de normes, telles la pédagogie et la didactique, reste en ce sens cruciale. Il importe toujours autant d’en faire connaître le patrimoine et d’en favoriser l’appropriation par les jeunes générations de chercheurs et d’enseignants.
Jérôme Deauvieau est professeur de sociologie, membre du Centre Maurice Halbwachs (UMR 8097 CNRS/EHES/ENS) et directeur du département de sciences sociales de l’ENS. Il mène des recherches sur l’école, le travail et la stratification sociale, l’usage de la quantification en sciences sociales. Outre ses travaux sur les enseignants et la transmission des savoirs, il participe actuellement à un programme de recherche visant à étudier la façon dont les individus ordinaires et les institutions statistiques catégorisent le monde social en Europe.
Jean-Pierre Terrail est sociologue, professeur honoraire des universités. Il mène des recherches sur l’histoire de l’école et des politiques éducatives, la production des inégalités scolaires, les pratiques enseignantes. Il s’intéresse particulièrement aux modalités de l’entrée dans la culture écrite, et anime le groupe de recherches sur la démocratisation scolaire (GRDS).


Stéphane Beaud et Gérard Mauger (dir.)
Postface de Florence Weber
Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée
2017. Éditions Rue d’Ulm « Sciences sociales » 270 pages
La massification scolaire, la désindustrialisation, les transformations du paysage politique et culturel ont provoqué une crise de reproduction de longue durée des classes populaires, dont les « jeunes des cités » constituent le point focal. Sans les exclure ni se réduire à leur cas, les enquêtes rassemblées dans ce livre analysent les inadaptations et les tentatives d’ajustement, les engagements et les désengagements, les espoirs et les déboires, les quêtes de compensation et les conversions, mais aussi les formes de reproduction au sein des nouvelles générations de jeunes des classes populaires. La menace du chômage, la précarité et le chantage à la docilité qu’elle permet, l’emprise des valeurs consuméristes, ont d’autant plus détérioré leurs capacités
de mobilisation que beaucoup se vivent comme « de passage ». Faut-il en conclure qu’à la culture de rébellion de la « génération ouvriérisée » des années 1970 s’opposerait aujourd’hui « l’individualisme négatif » d’une « génération désouvriérisée » ?
Stéphane Beaud est sociologue, professeur de science politique à l’Université Paris-Ouest Nanterre, chercheur à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS-Nanterre). Ses recherches portent sur les classes populaires, la démocratisation scolaire, les descendants d’immigrés avec un détour par la sociologie du football. Il a notamment publié, avec M. Pialoux, Retour sur la condition ouvrière (La Découverte-poche, 2011), Violences urbaines, Violence sociale (Fayard, 2003).
Gérard Mauger est sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS-Paris I). Ses recherches concernent, pour l’essentiel, les générations et les âges de la vie (jeunesse), les pratiques déviantes et délinquantes, les classes populaires, les pratiques culturelles (lecture) et l’oeuvre de Pierre Bourdieu. Il a récemment publié Lectures de Bourdieu (codir. F. Lebaron, Ellipses, 2012), Repères pour résister à l’idéologie dominante (Le Croquant, 2013), Lectures numériques. Une enquête sur les grands lecteurs (avec P. Gaudric et X. Zunigo, Bibliothèque du Centre Pompidou, 2014) et Âges et générations (La Découverte, 2015).
Avec la collaboration de Lorenzo Barrault-Stella, Thomas Beaubreuil, Clémentine Berjaud, Charles Berthonneau, Samuel Bouron, Vincent Burckel, Benoît Coquard, Pierig Humeau, Sophie Orange, Akim Oualhaci, Ugo Palheta, Martin Thibault.


Lorenzo Migliorati e Teresa Grande
Maurice Halbwachs, un sociologo della complessita sociale
2017, Morlacchi editore, 369 p.
Esponente di spicco della sociologia francese de l’entre deux guerre e della cerchia dei durkheimiani, Maurice Halbwachs (1877-1945) è soprattutto conosciuto in Italia per i suoi studi pioneristici sulla memoria collettiva ; ancora oggi, un’ampia parte della sua monumentale opera rimane patrimonio di una ristretta cerchia di specialisti, se non sostanzialmente sconosciuta.
Attraverso le voci di sociologi francesi e italiani di diversa generazione – che trovano in Halbwachs un autore che parla alla società di oggi – il volume offre per la prima volta al pubblico italiano uno sguardo unitario su una sociologia complessa e innovativa nel panorama delle scienze sociali francesi della prima metà del Novecento. Pur nell’ampia varietà dei temi affrontati (consumi, classi sociali, memoria, suicidio, morfologia sociale...), Halbwachs ha sempre mantenuto fede al suo proposito conoscitivo fondamentale : sistematizzare, fondare empiricamente e, se del caso, revisionare gli apparati concettuali della ancora giovane sociologia del suo tempo. Il volume è arricchito della testimonianza della nipote Lise Halbwachs e della lettera che Ernest Tonnelat scrisse a Mario Roques all’indomani della morte di Halbwachs, avvenuta nel campo nazista di Buchenwald il 16 marzo 1945.