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Grysole Amélie

Enseignante chercheure contractuelle à Cergy Paris université 2019-2020
Formatrice à l’INSPÉ de Versailles (Master MEEF1)
Autre affiliation : ÉMA (École, Mutations, Apprentissages) ; Fellow à l’Institut Convergences Migrations
Post-doctorante au Centre d’études de l’Emploi et du Travail (CEET, CNAM) 2018-2019
Jeune Docteure en sociologie, Ehess, 2018
Qualifications CNU  : sociologie-démographie (19), anthropologie (20)
Rattachée à titre principal à l’axe INES (Inégalités et solidarités)

Projets de recherche :

Projet EDUTOPIA (Education, Territoires, Parents, Inégalités, Autonomie), coordonné par Gilles Monceau, avec Nathalie Oria, Sofia Hachemi, Julie Pelhate, Audrey Boulin (2019-2021)

Projet ANR MIGRINDOM (Des Migrants de l’Intérieur. Gestion étatique et trajectoires collectives de migrants en provenance des Départements d’outre-mer), coordonné par Audrey Célestine, avec Jennifer Bidet, Stéphanie Guyon, Sylvain Pathieu, Pierre Odin, Marine Haddad, Cédric Audebert (2020-2024)

Adresse professionnelle :

Institut des Amériques (Accueil des membres de l’ANR MIGRINDOM)
bureau Léonard Cohen
Campus Condorcet
Bâtiment de recherche Sud
5 Cours des Humanités
93300 Aubervilliers

PRÉSENTATION - AXES DE RECHERCHE

  • Migrations internationales, familles transnationales
  • Genre, économie domestique, pluriparentalité
  • Parcours migratoires, classements sociaux, mobilité sociale
  • Relations école/parents, autonomie, jeunesse, politiques éducatives
  • Enfance transnationale, socialisations, petite enfance, maternelle
  • Comparaison des politiques publiques

Sujet de thèse : Placer et déplacer ses enfants : stratégies transnationales de mères sénégalaises aux États-Unis, en Italie et en France
Directeur de thèse : Florence Weber (ENS) et Cris Beauchemin (INED)
Jury de soutenance : Hamidou Dia (CR, IRD), Laura Merla (PU, Université de Louvain), Swanie Potot (DR, CNRS, rapporteure), Daniel Thin (Professeur émérite, Université de Lyon 2, rapporteur), Anne-Catherine Wagner (PU, Université de Paris 1, présidente)

Résumé de thèse : Les migrations internationales modifient les rôles attribués à chacun dans une famille et nécessitent des réaménagements en conséquence de l’absence d’un ou plusieurs membres. Cette recherche examine les implications d’une configuration familiale particulière qui consiste à faire grandir au Sénégal des enfants nés dans les pays de destination. Les manières de "faire famille" et la reproduction des statuts sociaux au croisement de deux espaces géographiques se négocient - entre autres - par le choix du lieu où grandissent les enfants et des personnes en charge de les élever. Quand des enfants naissent aux États-Unis, en France ou en Italie et sont élevés au Sénégal, par et avec d’autres membres de leur famille (tantes, grand-mères, cousins), des transferts d’argent et des relations à distance sont activés, sous-tendus par des stratégies individuelles mais aussi collectives. Grâce à une ethnographie au long cours (12 mois de présence sur le terrain : dont 9 mois au Sénégal et 3 mois dans les autres pays), ce terrain de thèse permet d’analyser comment cette organisation familiale (envoyer ses enfants grandir à Dakar) reflète à divers niveaux des modes de lutte contre le déclassement social, selon des visions différenciées de l’avenir liées à des (dis)-positions sociales, des ressources et des capitaux de départ différents.

Par ailleurs, entre projets de retour, investissements scolaires et immobiliers, logiques économiques et normes sociales, ce mode de prise en charge des enfants est aussi intimement lié et contraint par le cadre politique et économique des pays de naissance des enfants (États-Unis, France, Italie). Ainsi la décision de laisser partir un enfant au Sénégal est-elle attachée à des politiques d’immigration (regroupement, accès à la citoyenneté), des politiques familiales (garde d’enfant, congé maternité, aides sociales) et des politiques scolaires (âge d’entrée à l’école, langue et qualité d’enseignement). Lorsque deux territoires nationaux sont envisageables comme lieu et place de l’éducation des enfants, quelles sont les stratégies et les attentes des parents (qui les envoient) ainsi que des autres adultes de la famille (qui les accueillent), dans le pays d’émigration comme au Sénégal ? Cet arrangement apparemment singulier est toutefois exemplaire d’une façon d’émigrer perçue comme provisoire ou du moins sans rupture, ainsi que de liens affectifs et économiques qui dépassent largement ceux d’un modèle conjugal de la famille.

PUBLICATIONS

Grysole, Amélie, « Fabriquer des enfants redevables. Pluriparentalité transnationale entre les États-Unis et le Sénégal », Revue des politiques sociales et familiales, n°135, 2020, à paraître

Grysole, Amélie, « Plutôt faire grandir ses enfants à Dakar qu’à New York ou Milan », Métropolitiques, mars 2020, [en ligne] https://www.metropolitiques.eu/Plutot-faire-grandir-ses-enfants-a-Dakar-qu-a-New-York-ou-Milan.html

Grysole, Amélie, « Faire garder les enfants à Dakar   ? Articuler “famille” et travail en migration », Connaissance de l’emploi, n° 152, novembre 2019, https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02364245/document

Grysole, Amélie, « De bonnes fréquentations. Envoyer au "bercail" les enfants né.es aux États-Unis de parents sénégalais. », Actes de la recherche en sciences sociales, n°225, 2018, pp. 28-41

Grysole, Amélie, « Private school investments and inequalities : Negotiating the future in transnational Dakar », Africa, n°88, 2018/4, pp. 663-682

Grysole, Amélie, Mbodj, Aïssatou, « Fax, bons et sacs de riz. Tenir et maintenir un circuit économique transnational (France, Sénégal) », Cahiers d’études africaines, n°225, 2017, pp. 121-150

Grysole, Amélie, « Être hébergé, louer, investir, acheter : logement(s) et liens familiaux entre Dakar et Rhode Island » in Dureau Françoise, Cailly L. (ed), Les espaces du logement : pratiques habitantes et politiques publiques, Paris, L’Harmattan (coll. Habitat et sociétés), 2016

Grysole Amélie, Beauchemin Cris, « Les aller-retours des enfants de l’immigration sub-saharienne : "les filles ou les garçons d’abord ?" », Migration et Société, CIEMI, « Dossier « Des jeunes comme les autres ?" (dir. Moguérou L. et Santelli E.) », n°147-148, 2013

MÉMOIRES
Grysole Amélie, 2012, « Le militantisme économique au service de l’intérêt du village ? Une lutte pour l’insertion sociopolitique au sein du village multi-situé. », mémoire de Master 2 PDI sous la direction de Florence Weber. (2ème membre du jury : Aïssatou Mbodj-Pouye)

Grysole Amélie, 2011, « Les allers retours des enfants au sein d’une maisonnée multi située. (France-Mauritanie) », mémoire de Master 1 PDI sous la direction de Florence Weber. (2ème membre du jury : Hamidou Dia)

Séminaire bi-mensuel animé avec Consuelo Araos, Jennifer Bidet, Pascal Mulet et Florence Weber : "Parenté pratique, espace, migrations", ehess, 2016-2017
http://www.transfers.ens.fr/parente-pratique-espace-migrations-2016-2017

Atelier GARP "Générations d’Antillais en Région Parisienne" avec Jennifer Bidet, Audrey Célestine, Séverine Chauvel, Muriel Cohen, Stéphanie Guyon, Sylvain Pattieu, Anton Perdoncin, ENS, 2016-2017
http://www.master-pdi.ens.fr/hoparticle.php?id_art=370

Atelier de formation à l’ethnographie visuelle EHESS, 2017
« A qui le tour ? », par Haman Fouladvand, Amélie Grysole, Yacine Khiar, Delphina Tonnard Durée : 10 min. 14 secs
http://www.iiac.cnrs.fr/article2944.html (dernier film en bas de la page)
La surreprésentation de la question des étrangers et de l’immigration dans la campagne présidentielle, contraste avec la quasi-absence de leur prise en compte en tant qu’acteurs politiques dans la société. La question du droit de vote aux élections françaises de 2017 donne l’occasion d’une conversation sur le politique. Dans le film « A qui le tour ? », neuf étrangers d’origines diverses se retrouvent à la terrasse d’un café du passage Brady (10ème arrondissement de Paris), au moment de l’entre-deux tours. Ils y débattent de leurs expériences et de leurs idéaux. Qu’est-ce que vivre dans un pays qui catégorise ? Y-a-t-il citoyenneté sans vote et comment compter au-delà du vote ? Les réponses sont souvent divergentes et impliquées, parfois inattendues.