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Accueil > Activités scientifiques > Activités scientifiques antérieures > Soutenances de thèses 2015

Gilberto Ramos Iduñate

L’école du peuple. Sociologie de la formation professionnelle au Mexique

Vendredi 26 juin, 14h

Lieu : EHESS, 96 Bd Raspail, 75006 Paris, salle de réunions de l’IMAF (2e étage).

Jury
Maria de Ibarrola, directrice de recherche au CINVESTAV-IPN (rapportrice).
André Grelon, directeur d’études à l’EHESS (directeur).
Mina Kleiche-Dray, chargée de recherches au CEPED, université Paris Descartes – IRD.
Françoise Laot, professeure des universités, CEREP, université de Reims (rapportrice).
Gilles Moreau, professeur des universités, GRESCO, université de Poitiers.

Résumé
Les diplômes scolaires représentent un instrument d’émancipation des classes populaires dans l’imaginaire social. Dans des zones peu développées économiquement, la confiance à l’égard des promesses scolaires d’ascension sociale est encore plus conséquente, car le titre scolaire représente souvent la seule « porte de sortie » de la condition d’exclusion, surtout pour les jeunes. Mais, dans le cadre de la massification scolaire au Mexique, quelles voies de scolarisation choisissent les jeunes issus du milieu défavorisé et pour quelles raisons ? Quelles représentations ont les employeurs potentiels locaux sur ces jeunes et leurs diplômes ? Comment se construit socialement la « valeur d’échange » d’un diplôme scolaire qui essaie d’articuler les espoirs des familles défavorisées et les attentes locales de qualification ? La formation professionnelle offre un prisme d’analyse particulièrement intéressant sur ces questions. Elle constitue l’une des filières les plus fréquentées par les familles des classes populaires et elle se trouve au carrefour des relations entre le monde scolaire et le monde du travail. En comparant deux établissements de formation professionnelle à deux établissements de formation générale dans deux villes mexicaines, on essaie de donner des éléments de réponse à ces questions. La première partie de la thèse essaie d’offrir un regard historique sur le système éducatif mexicain et particulièrement sur l’émergence du système de formation professionnelle dans les années 1970. Dans la deuxième partie, nous nous intéressons aux élèves et aux enseignants afin de tracer un profil sociologique des populations qui fréquentent ces deux types de filières. Enfin, la troisième partie aborde l’accès à l’emploi, notamment en questionnant les représentations des employeurs locaux sur les diplômes scolaires. Ainsi, cette recherche interroge la construction sociale des diplômes scolaires et tente de reformuler les articulations possibles entre le monde scolaire et le monde de l’emploi, notamment dans des contextes peu industrialisés, en inscrivant ces articulations dans des conditions objectives historiquement et spatialement situées.