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Dossiers de Revues 2017

Années 1960-1970, les temps des possibles
Julie Pagis, Johanna Siméant (dir.)
Genèses, n° 107, juin 2017, 186 p.,
Paris, Belin, ISBN 978-2-41000-8-616
Introduction
Julie Pagis et Johanna Siméant
La pathologisation de l’activisme radical. De l’OAS à Action directe, les examens psychiatriques à la Cour de sûreté de l’État
Vanessa Codaccioni
Une fête pour l’avortement libre. La mobilisation autour du procès des militantes du MLAC d’Aix (1976-1977)
Lucile Ruault
Des paralysés étudiants aux handicapés méchants. La contribution des mouvements contestataires a l’unité de la catégorie de handicap
Jérôme Bas
Le syndicalisme à l’heure de la transformation de la psychiatrie. Des militants CGT à l’hôpital psychiatrique du Vinatier (Lyon, années 1960-1970)
François Alfandari
Trajectoires militantes et reconversions. À propos de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF) et des années 68
Françoise Blum
HORS-DOSSIER
Un embarras alimentaire. Ethnographier une « entrée en anorexie »
Martin Chabert
SAVOIR-FAIRE
Le petit peuple des sociologues. Anonymes et pseudonymes dans la sociologie française
Baptiste Coulmon
LECTURES
Les patrons et l’Europe : construction et usages d’un capital bureaucratique européen
(À propos de : Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015)
Julien Louis


Sans enfants, Revue Travail, genre et sociétés
n° 37, avril 2017
La Découverte. 276 p. ISBN 978-2-70719-4-534

Dossier / coordonné par Anne Gotman et Clotilde Lemarchant

Les personnes sans enfant, et parmi elles, les femmes, constituent désormais un pourcentage non négligeable de la démographie nationale de nombreux pays européens et nord-américains, pouvant aller jusqu’à 20% de la population totale. La spécificité actuelle de ce phénomène est qu’elle est le fait de personnes et de femmes qui ne sont contraintes ni par leur statut de célibataire par exemple, ni par leur engagement dans les ordres religieux. Elle devient un choix, parfois même une cause. Celles et ceux que les anglo-saxons appellent désormais childfree, et non plus childless, trouvent en effet dans le contexte social et culturel contemporain un écho plus accueillant que ne pouvait l’être une pratique jugée hier asociale.
Quoique la qualification de « volontaire » soit sujette à discussion dans maints cas, notamment lorsque les personnes se trouvent sans enfants après en avoir retardé l’échéance, le phénomène mérite d’être interrogé sous divers éclairages démographiques, sociologiques, psychologiques, économiques également – et situé dans les contextes nationaux dans lequel il émerge.
Une dimension en particulier est développée ici, à savoir les rapports réciproques entre la présence féminine dans la sphère professionnelle et l’accroissement du nombre de femmes sans descendance. Le renoncement à la maternité ou son refus sont-ils la condition sine qua non pour que se réalise l’égalité de carrière entre hommes et femmes ? Le choix professionnel précède-t-il celui de ne pas avoir d’enfant ou bien ce dernier donne-t-il à l’investissement professionnel des opportunités accrues ?