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Accueil > Activités scientifiques > Activités scientifiques antérieures > Soutenances de thèses 2014

David PICHONAZ

« Former pour réformer. Sociologie de l’hétérodoxie policière et de l’entrée dans la profession »

Lundi 5 mai, 9h30

Jury :
Valérie Boussard, professeure, Université Paris Ouest–Nanterre La Défense (France) - Présidente du jury
Olivier Fillieule, professeur, Université de Lausanne (Suisse) - Rapporteur
Fabien Jobard, directeur de recherches CNRS, Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (France) - Rapporteur
André Kuhn, professeur, Université de Lausanne (Suisse)
Michel Offerlé, professeur, École Normale Supérieure de Paris (France) - Codirecteur de la thèse
Muriel Surdez, professeure, Université de Fribourg (Suisse) - Codirectrice de la thèse

Lieu : Université de Fribourg (Suisse), Bâtiment « PER21 », Boulevard de Pérolles 90, 1700 Fribourg, en salle B130.

Résumé :
Cette thèse vise à déterminer les conditions de possibilité du changement dans la police en Suisse et à évaluer la mesure dans laquelle la formation peut constituer un outil pour le promouvoir. Dans un contexte où la formation initiale a été renforcée et uniformisée au niveau national, celle-ci a en effet été saisie par des réformateurs, appartenant à différents corps de police helvétiques, afin de promouvoir le changement en développant les « compétences relationnelles » des nouvelles recrues. Pour analyser ce projet réformateur et les obstacles qu’il rencontre, il est principalement fait recours à la théorie des champs de Pierre Bourdieu, selon une perspective centrée sur les propriétés sociales des acteurs, tant ceux engagés dans la formation et la réforme que les nouvelles recrues. Ce travail s’intéresse, en premier lieu, aux luttes qui opposent les réformateurs aux courants orthodoxes de la profession. Dans ce cadre, l’analyse porte sur les enjeux autour desquels se cristallisent les débats intra-professionnels et fournit des explications à l’engagement des réformateurs et aux ressorts des résistances des acteurs orthodoxes. En second lieu, cette thèse porte sur la cible de ce mouvement hétérodoxe : les nouvelles recrues. L’étude de leurs trajectoires de mobilité sociale antérieures à l’entrée dans le métier et de leur socialisation de genre permet de donner des explications aux développements contrastés de leurs habitus professionnels. Il s’agit ainsi de montrer comment certaines dispositions, acquises avant l’entrée dans la profession, les conduisent à adhérer à la doxa professionnelle ou, au contraire, à y résister.