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2016


Colloque International "Gouverner les pratiques économiques/ Governing economic practices"
Lundi 26 et mardi 27 septembre 2016
Lieu
 : EHESS, salle 13, 105 Bd Raspail, Paris
Renseignements
Ce colloque international aborde, dans une perspective comparative, un ensemble de modalités par lesquelles des institutions, étatiques ou non, s’efforcent de gouverner les pratiques économiques ordinaires, ainsi que les multiples façons dont les personnes visées par ces formes de gouvernement se les approprient, les contournent ou les contestent.
Les pratiques quotidiennes des « gens ordinaires » restent souvent obscures quand elles sont vues à travers les catégories de perception et d’action qui servent à élaborer politiques et programmes d’intervention sur des réalités économiques qui justement résistent aux dispositifs traditionnels de la statistique — ce que l’on appelle « économie domestique », « économie informelle » ou « économie illégale ». Il s’agit ainsi d’interroger les procédures et les catégories utilisées pour mettre en ordre et gouverner ces pratiques.
Ces rencontres, en clôture du projet franco-brésilien « Modes de gouvernement et pratiques économiques ordinaires : approche comparative » (Capes-Cofecub), 2013-2106, permettent de faire dialoguer les travaux réalisés dans le cadre de ce programme avec ceux de chercheurs français et étrangers travaillant dans des domaines proches.
Projet "Modes de gouvernement et pratiques économiques ordinaires"
http://ecogov.weebly.com/
La première journée permettra de confronter des travaux ethnographiques réalisés sur divers terrains et continents, Europes, Afriques et Amériques. La deuxième journée sera consacrée à la discussion des aspects conceptuels et comparatifs.
Governing economic practices
This international conference addresses, from a comparative perspective, a set of modes by which state and non-state institutions strive to govern ordinary economic practices as well as the multiple ways in which persons subjected to these forms of government make use of, bypass or challenge them.
The daily practices of "ordinary people" are often obviated when viewed through categories of perception and action devised to develop intervention policies and programs on economic realities which resist traditional statistical devices – those so-called "domestic economy", "economy informal "or" illegal economy ". We need to inquire on procedures and categories used to order and govern these practices.
This conference, concluding the Franco-Brazilian project "Modes of government and ordinary economic practices : a comparative approach" (Capes-Cofecub), from 2013 to 2106, allow for a dialogue between the research carried out under this program with those of other French researchers and foreigners working in related fields.
The first day offers comparative takes on ethnographic work conducted on various fieldworks and continents, Europe, Africa and the Americas. The second day is devoted to the discussion of conceptual and comparative aspects.
PROGRAMME
26 SEPTEMBRE (9h-18h00)
Ouverture Eric Wittersheim (EHESS)
9h
Modes de gouvernement et pratiques « économiques »
Benoît de L’Estoile (CNRS, ENS, CMH) & Federico Neiburg (PPGAS/MN, UFRJ)
Session 1 Gouverner les marchés 9h30-11h
Président de séance : Jean-Pierre Hassoun (CNRS, IRIS)
André Nahoum (CEBRAP), The making of a (proper) marketplace : infrastructure, representations and their controversies in the making of the Night Fair in São Paulo
Gustavo Onto (UFRJ, NuCEC), Antitrust artifacts : materialities and objects of economic regulation in Brazil
Discutante : Laurence Fontaine (CNRS, CMH)
Session 2 “Economie domestique” ou “gouvernement de la maison” ? 11h30-13h
Président de séance : Susana Narotzky (Université de Barcelone, professeur invité Labex TransferS)
Eugenia Motta (IESP, UERJ), Maisons et économie quotidienne dans la favela
Ana Perrin-Heredia (CNRS, CURAPP), Economie domestique et institutionnalisation
Eleonora Elguezabal (CESAER, INRA), Les changas dans les copropriétés fermées de Buenos Aires : travail informel et résidence
Discutant : Jean-Pierre Hassoun (CNRS, IRIS)
Session 3 Le gouvernement quotidien de soi et des autres 14h30-15h30
Président de séance : Laurence Fontaine (ENS, CMH)
André Dumans Guedes, (Université fédérale Fluminense), Configurations of Houses, Mobilities and Autonomy in Transitory Sites
Pedro Braum (NuCEC-Haiti), Gouverner la frustrasyon dans les ghettos de Port-au-Prince
Discutant : Niko Besnier (Université d’Amsterdam, professeur invité Labex TransferS)
Session 4 Gouverner les maisons dans la migration 16h00-18h00
Président de séance : Eugênia Motta (IESP, UERJ)
Joseph Handerson (Université fédérale de Macapa), Une économie-diaspora ? Mobilité haïtienne et gouvernement des personnes
Pascal Mulet (ENS, CMH), Lieux de pouvoir : mobilités et politiques domestiques dans l’Atlas marocain
Jennifer Bidet (Université Paris Descartes, CERLIS), Habiter "à la française" ou "à l’algérienne" ? Aménagement et appropriation des maisons construites en Algérie par des migrants et leurs enfants
Amélie Grysole (INED, CMH), "Maisons, maisonnées et résidence des enfants. Le cas des mères sénégalaises aux Etats-Unis"
Discutant : Hamidou Dia (IRD)
27 SEPTEMBRE (9h-13h15)
CONTREPOINT 9h-10h30
Le programme de recherche ERC "Grassroot economics". La théorie confrontée à l’ethnographie
Susana Narotzky, (Université de Barcelone, professeur invité Labex TransferS
TABLE RONDE 11h
Président de séance : Niko Besnier (Université d’Amsterdam), professeur invité Labex TransferS
« Domestiques », « populaires », « informelles », « morales », « oikonomiques » ?
Comment qualifier les pratiques « économiques » ordinaires ?
Fernando Rabossi (UFRJ, IFCS), Laurence Fontaine, Benoît de L’Estoile, Federico Neiburg, Florence Weber (ENS, CMH)
CONCLUSIONS 12h45
Benoît de L’Estoile & Federico Neiburg
Conseil scientifique :
Benoît de L’Estoile (CNRS, CMH, ENS), Federico Neiburg (PPGAS/MN/UFRJ), Fernando Rabossi (UFRJ), Jean-Pierre Hassoun (CNRS, IRIS), Laurence Fontaine (CNRS, CMH), Florence Weber (ENS)
Comité d’organisation :
Benoît de L’Estoile (CNRS, ENS, CMH), Federico Neiburg (PPGAS/MN/UFRJ), Eugenia Motta (IESP/ UERJ), Laurella Rinçon (Ministère de la Culture, ENS)


Journée d’études "Mobilités sociales, mobilités spatiales. La nouvelle donne de la reproduction sociale"
Lundi 10 octobre, 9h-17h30
Lieu
 : ENS, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (salle 8)
Journée d’études organisée par Jennifer Bidet et Florence Weber
La tourmente de la mondialisation dans laquelle le capitalisme néolibéral a engagé la planète depuis les années 2000 se traduit par une nouvelle donne de la reproduction sociale, avec ses ratés et ses opportunités. Des sociologues et des anthropologues de l’Europe, de l’Afrique, de l’Amérique latine, de l’Océanie et des migrations internationales, spécialistes de l’école et des stratégies familiales, des pratiques économiques et des politiques sociales, des carrières sportives locales et internationales, se réunissent pour tenter de dégager, à partir d’enquêtes de terrain et d’approches (multi)localisées, les grandes tendances des mobilités sociales contemporaines. Qui sort perdant ou gagnant de cette nouvelle donne ? A quelles conditions la migration peut-elle s’avérer payante ? La diplomanie néolibérale n’entraîne-t-elle pas désillusions et échecs pour ceux qui découvrent que le réseau vaut davantage que le diplôme pour obtenir un premier emploi qualifié ? A l’inverse, comment certains membres des classes populaires réussissent-ils à se saisir des nouvelles opportunités liées au diplôme ? Que révèlent de la nouvelle donne économique et sociale les enquêtes centrées sur les troubles psychiatriques, leur prise en charge et leurs conséquences sociales ? Le pari est fait que le dialogue interdisciplinaire et interrégional permettra de comprendre certains des mécanismes auxquels sont confrontées les nouvelles générations : comment s’articulent, selon les territoires et dans les migrations, logiques de marché, contrôle étatique et solidarité publique, économies domestiques et stratégies familiales ?
Programme
9h-10h45 – Session 1 : La mobilité sociale dans la France contemporaine
Discutante : Julie Pagis
Stéphane Beaud et Gérard Mauger : Les jeunes des classes populaires dans une France désindustrialisée
Florence Weber : Questions sociales ou obligations familiales ? La dépendance des personnes âgées, le retard à l’insertion professionnelle des jeunes
11H-12h30 – Session 2 : Deux voies de la mobilité sociale au Sénégal
Discutant : Niko Besnier
Julien Bonhomme : « Nous sommes derrière toi » : espoirs de réussite et mobilisations locales dans la construction d’une carrière de lutteur dans un quartier populaire de Dakar.
Amélie Grysole : Choix des écoles pour les enfants américains et leurs cousins sénégalais : Redistribution et responsabilités au sein de maisonnées transnationales
12h30-13h45 – Déjeuner
13h45-15h15 – Session 3 : Accidents biographiques et mobilité sociale
Discutant : Wilfried Lignier
Elsa Favier et Pauline Blum : Troubles psychiatriques des adolescents et trajectoires professionnelles des mères très diplômées
Simeng Wang : Souffrances psychiques et mobilité sociale. Le cas des adolescents français d’origine chinoise à Paris
15h30-18h00 – Session 4 : Mobilités sportives globales. Economie des corps et circulations postcoloniales (Niko Besnier et Susana Narotzky)
Dans le cadre du séminaire de Benoît de l’Estoile « Oikonomia. Gouverner les pratiques quotidiennes »
Textes de Niko Besnier à lire pour la séance : « Sports Mobilities Across Borders : Postcolonial Perspectives » (2015) ; « The Athlete’s Body and the Global Condition » (2012)


3èmes Rencontres Annuelles d’Ethnographie de l’EHESS
Jeudi 24 novembre de 13h30 à 16h30
Lieu
 : EHESS - salle 638, 105 Boulevard Raspail - Paris 6ème
Programme de l’Atelier 2 :
Saisir par l’ethnographie les processus contemporains de recomposition des groupes sociaux dans les pays de l’ancien bloc socialiste
Co-organisateurs  : Pierre Deffontaines (Université de Bourgogne, CESAER) et Mihaela Hainagiu (EHESS, IRIS/CMH-ETT-Tepsis)
Discutant : Gilles Laferté, Directeur de Recherche, INRA
Communications :
Introduction par les organisateurs
Ludovic Lepeltier-Kutasi, Doctorant en géographie (Université François-Rabelais, UMR CITERES/EMAM) : Politiques urbaines de « réhabilitation sociale » à Budapest : ethnographier les effets de l’action publique sur les catégorisations sociales locales.
Jacques Petitier, Doctorant en sociologie (ENS Cachan, IDHES) : Hériter des élites culturelles soviétiques : la recomposition des ressources sociales et la question de la fidélité familiale.
Judith Audin, Postdoctorante en science politique (Sciences Po Aix, CHERPA) : Ethnographier la fragilisation d’un groupe social à travers la rénovation urbaine. Enquête sur les mineurs relogés de « Penghuqu » (Datong, province du Shanxi, Chine).
Glenn Mainguy, Doctorant en sociologie (Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim) : Classer et se classer. La construction de catégories sociales ordinaires de classement dans le monde rural russe contemporain.
Au tournant des années 1990, les régimes communistes d’Europe et d’Asie s’effondrent. Les reconfigurations des espaces politiques et économiques affectent l’ordre social, participant au déplacement des frontières entre groupes sociaux et à l’effritement de certains d’entre eux. Bien que la question de l’émergence de nouvelles lignes de clivages sociaux dans l’ancien bloc soviétique soit aujourd’hui une question sociale de taille, relativement peu d’études académiques sur ces pays l’ont prise pour objet ou pour outil d’analyse, et cela pour des raisons historiques diverses (faiblesse et failles des données statistiques disponibles sur les groupes professionnels, anticommunisme de l’intelligentsia au pouvoir, bannissement du terme de « classe », absence de parole politique). Notre atelier se propose de remettre cette question au cœur des interrogations sociologiques. Il s’agit plus précisément de saisir par des ethnographies fines les processus contemporains de recomposition des groupes sociaux, induits par les transformations d’inspiration néolibérale de l’organisation économique. Par l’analyse des trajectoires, des interactions et des pratiques sociales au ras du sol, l’ethnographie est une méthode de choix pour saisir la différenciation sociale (toutes les différences qui font la différence) tout comme d’interroger la pertinence et les failles des outils statistiques. Dans le cadre de l’atelier, les interventions exploreront à la fois les effets des politiques publiques, notamment urbaines, sur les rapports entre les groupes, le destin social de groupes sociaux à travers l’héritage et la transformation de capitaux et de pratiques et les manières émiques de s’identifier et de se différencier.

Programme complet RAE

Workshop Tepsis, "Politique, échanges et interconnaissance"
Vendredi 9 décembre, 9h30-18h
Lieu
 : ENS, 48 Boulevard Jourdan 75014 Paris – Salle CMH (matin) et Salle 8 (après-midi)
Avec la présence de Julieta Quiros -Doctorat en Anthropologie par le PPGAS/Museu Nacional, Universidad Federal do Rio de Janeiro ; Chercheur du CONICET, Instituto de Antropologia de Cordoba ; et professeure à l’Universidad Nacional de Cordoba, Argentine.
Coordination Benoît de L’Estoile (CNRS/ Ecole normale supérieure, CMH) et Jean-Louis Briquet (CNRS/ CESSP)
L’atelier explore, dans une perspective comparative, le thème de la personnalisation des liens politiques, en combinant les perspectives de l’anthropologie et de la sociologie politique. La question des liens politiques localisés et personnalisés a été mise en lumière par diverses recherches, portant sur les milieux politiques locaux et les formes territorialisés des sociabilités politiques, sur l’exercice concret du métier d’élu et les relations ordinaires que les hommes politiques nouent avec leurs électeurs comme avec leurs pairs, sur le poids des interactions locales dans la production des votes, ou encore sur la politique informelle. L’atelier se propose d’aborder les façons dont les activités, les identités et les choix politiques s’adossent aux expériences ordinaires du monde social. Il s’intéresse aux processus par lesquels les relations et les échanges au sein de groupes d’appartenance les investissements pratiques de la vie quotidienne, et les jugements moraux ordinaires (expressions de l’indignation, considération et estime de soi, attentes de reconnaissance, etc.) affectent les processus de politisation (mais également de dépolitisation, de désengagement et de discrédit de la politique). Pour sa première année de fonctionnement, l’atelier de recherche a permis de mettre en place diverses initiatives : à la fois des workshops, avec des invités étrangers, une table ronde, une conférence à destination du grand public, des participations à des séminaires à l’étranger et des congrès internationaux et un séminaire régulier sur les ancrages politiques.
Un groupe d’une trentaine de doctorants et mastériens, de différentes institutions (EHESS, ENS, Paris 1, Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine-Paris III, IEP, etc.) est régulièrement associé aux activités de l’atelier.
Séminaire 2016-2017 : Politique, liens personnels, jugements moraux : ethnographie et comparaison


2015

Workshop de l’Atelier de recherche TEPSIS
« Personnalisation des liens politiques »
Jeudi 8 octobre, 9h30-18h

Lieu  : EHESS, 105 Bd Raspail 75005 Paris – Salle 13
L’anthropologie de la politique : campagnes, élections, moralités
Invité : Moacir Palmeira, anthropologue, professeur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro/ Museu Nacional, invité de la chaire internationale TEPSIS
Programme :
Matinée – 9h30-12h30
Présentation et discussion des travaux de Moacir Palmeira sur l’anthropologie de la politique au Brésil.
Discutants  : Benoît de L’Estoile , Jean-Louis Briquet et doctorants.
Texte : Meetings et politique de faction au Brésil (Moacir Palmeira et Beatriz Heredia)
Toutes les participants auront lu le texte de Moacir Palmeira et Beatriz Heredia « Le vote comme engagement », Genèses, 2014, n°93, qui leur sera envoyé au moment de leur inscription au workshop.
Après-midi – 13h30-18h
Présentation et discussion des travaux des étudiants : Juliane Bento, Marcos Garcia de Tereza, David Simbsler.
La participation n’implique pas la présentation de travaux, mais l’inscription préalable est obligatoire.
Important : Les personnes intéressées par l’atelier doivent s’inscrire au plus tard le 4 octobre. L’inscription suppose la participation à l’ensemble de la journée.
Coordination de l’atelier TEPSIS « Personnalisation des liens politiques » :
Jean-Louis Briquet, CNRS/ CESSP (jean-louis.briquet@univ-paris1.fr)
Benoît de L’Estoile, CNRS/ Ecole normale supérieure, CMH(blestoile@gmail.com)
Inscriptions au workshop : Walter Nique-Franz nique_franz@hotmail.com
Laboratoire d’excellence TEPSIS (Transformation de l’Etat, politisation des sociétés et institution du social) – CESSP- CMH


2èmes rencontres annuelles d’ethnographies de l’EHESS
Mercredi 14 et jeudi 15 octobre
Lieu : EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris
Avec la participation de Pauline Blum et Samuel Neuberg (CMH-EHESS)
Comité d’organisation : Adeline Denis, Elsa Favier, Maria Grecu, Linda Haapajärvi et Delphine Thivet
L’idée des Rencontres Annuelles d’Ethnographie de l’EHESS est née du constat de la quantité et de la diversité de travaux menés par des doctorant.e.s et des jeunes chercheur.e.s issu.e.s de différentes disciplines des sciences sociales et qui recourent à l’enquête ethnographique. Conçues pour donner une plus grande visibilité à ces recherches et pour stimuler la réflexion autour de la méthode ethnographique, les premières Rencontres se sont tenues en novembre 2014.
Programme


2014

Colloque "néo-pentecôtismes"
6 et 7 février 2014
Lieu : Paris, ENS, 29 rue d’Ulm, salle Paul Langevin.
Jesus Garcia-Ruiz et Patrick Michel
Le colloque vise, en construisant le religieux en un objet intermédiaire, à contribuer à mettre en place les éléments de l’outillage intellectuel renouvelé nécessaire pour penser les recompositions affectant la scène contemporaine en termes de relation entre religieux, social et politique.
Ces recompositions, notamment induites par l’accélération ressentie de la mondialisation, sont largement appréhendées et vécues par les acteurs sur le mode de la « crise », une crise dont la progression des néo-pentecôtistes, partout, serait tout autant un indicateur qu’un instrument de gestion. Le courant évangélique, et en son sein le néo-pentecôtisme, apparaissent de fait comme une ressource privilégiée de redéfinition identitaire et d’inscription de cette identité reconstruite dans un univers de circulation fluide. Cet évangélisme constitue un espace pertinent d’observation des nouvelles valeurs de sociétés travaillées par un mouvement avec lequel des affinités lui sont prêtées. Il représente également un indicateur précieux des modalités d’établissement, par ces sociétés, d’un rapport au pluralisme, dont il apparaît d’ailleurs comme l’une des composantes. Il est, partout, tenté de passer explicitement du statut d’acteur religieux auquel il pouvait sembler possible de le réduire, à celui d’acteur social, économique et, dès lors, politique.

Programme

Journées d’étude "Construire l’État à l’échelle locale"
7 et 8 février 2014
Lieu : Paris, ENS et MSE
Jérôme Bourdieu (INRA-PSE et EHESS), Agnès Gramain (CES - UP1), Florence Weber (CMH-ENS)
La question de l’échelle spatiale à laquelle sont organisées les politiques publiques est souvent posée en termes normatifs et autour de l’antinomie entre, d’un côté, une logique d’équité et d’efficacité qui suppose de se placer à l’échelle la plus large possible – à l’échelle de l’Etat national et, de l’autre côté, une logique à la fois démocratique et informationnelle qui veut que les choses soient décidées localement, au plus près des gens et, si possible, par les gens eux-mêmes. On voit ainsi dénoncés aussi bien le centralisme autoritaire et aveugle des administrations centrales que les effets ‘localistes’, inégalitaires et coûteux des politiques publiques construites localement.

Programme

Journée d’étude "Mesurer la qualité de la vie dans la cité et au travail : Projet managérial ou phénomène démocratique ?"
Lundi 26 mai, de 9h à 18h
Journée d’étude organisée dans le cadre du Programme Emergences (Ville de Paris) coordonné par Alexandra Bidet (CMH),Pauline Barraud de Lagerie (IRISSO), Luigi Doria (CMH), David Martin (CERTOP), François Vatin (IDHE).
Lieu : ENS, salle Dussane, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris
Mesurer, évaluer, quantifier : que signifient ces activités pour la vie sociale contemporaine ? Comment interpréter l’évolution de la mesure de la vie sociale vers une mesure en termes de qualité ? Et que penser du développement, dans ce cadre, d’une mesure de la qualité de la vie ? Faut-il voir là seulement le signe d’une attente de plus en plus forte et prégnante de contrôle, comme si le contrôle de la qualité portait la promesse d’une réalité sociale parfaitement transparente et maitrisée ? Les tentatives faites pour réintégrer une dimension qualitative oubliée, et promouvoir d’autres critères d’évaluation et de pilotage que ceux portés par les indicateurs économiques et monétaires dominants, ne contribuent-ils pas à étendre encore le champ du quantitatif ? En privilégiant les deux domaines de la qualité de la vie au travail et de la qualité de vie à l’échelle territoriale, cette journée d’étude se donne des objets riches en expérimentations et en débats pour interroger les enjeux des mesures, des standards et des classements élaborés autour de ces « qualités de la vie », ainsi que leurs effets sur les arènes publiques et sur les façons de faire émerger, en démocratie, ce à quoi nous tenons.

Programme

Colloque "Cerisy. Sociologie économique et économie critique : à la recherche du politique"
Du jeudi 12 au jeudi 19 juin
Colloque organisé par Alexandra Bidet et Florence Jany-Catrice avec le soutien du Groupement de recherche CNRS « Économie & Sociologie »
Lieu : Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle - Le Château, 50210 Cerisy-la-Salle
Alors que s’affirme le renouveau d’une sociologie des faits économiques, on observe au retour d’une interrogation classique sur la dimension politique des faits économiques et à une insatisfaction croissante à l’égard de l’économie « standard », dont le discours s’est avéré de plus en plus en décalage avec les enjeux du moment, marqués notamment par la grave crise financière mondiale ouverte à l’automne 2008. Depuis 2004, le groupement de recherche (GDR CNRS) « Économie & Sociologie » a entrepris de structurer ce champ de recherches dans l’espace français. Ce colloque poursuit cet effort en rassemblant des travaux originaux et en promouvant le dialogue entre économistes politiques et sociologues de l’économie. Il part de l’idée que les transformations de la réalité économique relevant de la mondialisation sont inséparables des autres formes de réalité et dessinent de nouvelles pratiques et orientations politiques, qu’il s’agisse de l’État, des territoires, du droit, des libertés ou de l’autonomie des individus. Partir à la recherche de la dimension politique des faits économiques aujourd’hui, ou construire intellectuellement son retour, c’est tenter d’élaborer de nouvelles médiations entre sens commun et constructions scientifiques, et proposer ainsi des schèmes d’intelligibilité de l’économie, scientifiquement heuristiques, mais également appropriables par les citoyens « ordinaires » dans le débat public.
Renseignements


Journée d’étude "Graphisme alternatif et engagement politique après 1968"
Vendredi 12 décembre, de 10h à 17h
Lieu : EHESS - Amphi François Furet
105, bd Raspail, 75006 Paris
La journée d’étude s’intéresse aux relations entre graphisme et politique, de 1968 à la fin des années 1980, et particulièrement aux correspondances et jeux d’influence observables au niveau international dans les pratiques et les productions des graphistes.
La journée d’étude s’insère dans le projet de recherche « Engagement politique et création graphique », porté par l’Université Paris Lumières, qui inclut notamment :
- un séminaire à l’EHESS : « Engagement politique et création graphique : autour de Grapus (1970- 1990) », Catherine de Smet, maître de conférences à l’Université Paris 8 et Béatrice Fraenkel, directrice d’études à l’EHESS ;
- un projet de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne-Rennes, « L’intérêt public dans la sphère privée : Grapus collectionné » ;
- un projet d’exposition sur le graphisme international des années 1970-1980, qui se tiendra à la BDIC en 2016.

Programme

2013

Colloque santé mentale, société, cognition
Jeudi 10 janvier 2013
Lieu : Salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Organisateurs : Antoinette Prouteau, Florence Weber et Frédéric Worms
Avec le soutien de la Chaire CNSA handicap psychique et décision pour autrui (ENS-EHESP), la CNSA, l’UNAFAM, La DREES, la Maison des Sciences Sociales du Handicap , le Centre Maurice Halbwachs, le CIRPHLES et le Labex TRANSFERS

Programme